logo.png J’ai rencontré pendant mon séjour en octobre au Burkina Faso, Abdoulaye Kaboré. Il m’emmène voir le CERFOR. C’est bien agréable de quitter les mobylettes, la poussière, le bruit de Ouaga, bref l’agitation de la capitale. Après vingt minutes de voiture nous voilà dans le calme de la brousse. Il est près de 16 heures, la chaleur devient agréable. Après les derniers mètres sur un chemin de latérite, au milieu des champs, j’aperçois les bâtiments.

Nous retrouvons Tiassay Ziba, sa femme et quelques villageois. La visite peut commencer.

Les bâtiments d’abord. Les murs de trois classes sont montés et les fondations de trois autres sont quasiment terminées. A l’intérieur d’une salle la (bonne) récolte faite sur le site, de niébés (haricots) et d’arachides. L’agriculture pratiquée au CERFOR n’est faite qu’à titre d’exemple pour montrer qu’une autre culture est possible. Les paysans sont naturellement amenés à comparer les rendements des champs qui se côtoient.

Les graines de niébés et d’arachides sont destinées à la nourriture des villageois. Les feuilles vont servir de fourrage pour les bêtes.

Sur le terrain il reste des arachides déterrées mais pas encore ramassées. Quelques bottes de fourrage sont à côté du moule qui a servi à leur fabrication. Ce moule est un trou rectangulaire dans le sol.

Les enfants ont été formés sur le site du CERFOR à la fabrication des bottes. Les villageois confirment que les enfants ont ensuite fait leurs propres bottes de fourrage avec la récolte de leurs propres champs. Elles seront données aux bêtes pendant la saison sèche. Cela évitera aux animaux d’errer à la recherche d’herbes devenant de plus en plus rares à mesure que la saison avance.

Nous passons ensuite devant la pompe qui donne des soucis. En effet il faut pomper très longtemps et avec beaucoup d’énergie pour que l’eau coule. Un technicien est venu plusieurs fois mais il n’est pas parvenu à régler le problème.

Nous finissons par la visite de la future haie vive qui va entourer tout le terrain du CERFOR. Elle est constituée de jartrofa, une plante résistante.

C’est au maquis (café) du village devant une sucrerie (fanta, coca …) qu’Abdoulaye m’expose les projets d’ASSODEC pour les prochains mois : - finir les trois premières salles - monter les murs des trois autres - réparer correctement la pompe - consolider le projet d’élevage (finir la vaccination et le déparasitage, construire des abris )

Puis nous retournons à Ouagadougou avant la nuit, il est 18 heures.

Pour en savoir plus sur ce projet d’élevage je vous invite à lire ou relire l’excellent article de Tiassay Ziba « éduquer pour le développement ».

Valérie Grandclément